Charisme du Fondateur et Partenaires

Publié le par LE BLOG DE L'INSTITUTION SACRE-COEUR D'ADJAME

LA COMMUNION DANS LE CHARISME

 

Introduction

Permettez-moi de commencer cette intervention en vous souhaitant une très bonne fête du cinquantenaire de l’Institut Sacré-Cœur d’Adjamé (ISCA). Il y a bientôt un an que toute la communauté éducative de l’ISCA lançait officiellement les festivités manquant 50 ans d’existence de cette belle œuvre éducative qu’est l’Institut Sacré-Cœur d’Adjamé. Le 17 décembre 2011 marque la date de clôture de ces festivités. Bonne fête de clôture à tous et à toutes. Puisque vous êtes dans cette œuvre éducative dirigée par les Frères du Sacré-Cœur, il est souhaitable que vous sachiez au moins ce qui vous unit et dans quel esprit vous devez travailler ensemble. C’est bien l’esprit qui a présidé votre Directeur, le frère Roger Bley ZADI, quand il m’a demandé de vous entretenir sur un thème cher à notre Institut, celui de la communion dans le charisme d’André Coindre. C’est d’ailleurs le titre de la sixième circulaire de notre supérieur général, Fr. José Ignacio Carmona.

Puisqu’il me faut parler de la communion dans le charisme comme un engagement de tous (les Frères du Sacré-Cœur et leurs collaborateurs : enseignants et autres personnels) au service d’une même mission (mission éducative à l’ISCA), je ne peux pas ne pas évoquer le charisme d’André Coindre lui-même, je ne peux pas ne pas évoquer la fondation de l’Institut des Frères du Sacré-Cœur. Mon exposé se déroulera  alors comme suit :

Premier point : André Coindre et la fondation de l’Institut des Frères du Sacré-Cœur. Dans ce point, je ferai une brève présentation de notre fondateur et le patrimoine qu’il a légué à l’Eglise et au monde entier.

Deuxième point : Assumer aujourd’hui, en collaboration, le charisme d’André Coindre.

Enfin, dans le troisièmement point, je vais réfléchir aux moyens qui pourraient nous permettre d’être vraiment partenaire / collaborateurs : comment vivre d’authentiques partenariats.

 

 

 

 

André Coindre et la fondation de l’Institut des Frères du Sacré-Cœur

A/ André COINDRE

De la naissance à l’ordination sacerdotale

26 février 1787 à Lyon de Vincent Coindre    et de Marie Mifflet          

En 1802, André devient enfant de chœur sur la paroisse Saint Nizier à Lyon

En 1804, André entre au petit séminaire de l’Argentière, non loin de Lyon

En 1809, il est admis au grand séminaire St-Irénée, à Lyon

Le 14 juin, 1812,  il reçoit l’onction sacerdotale des mains du cardinal Fesch, archevêque de Lyon.

De l’ordination sacerdotale à la fondation de l’Institut des FSC

De 1815 – 1821 : le Père André Coindre entre dans la Société des Missionnaire des Chartreux 

Il prêche des retraites, des missions, à Lyon et dans les paroisses environnantes.

Il assure la direction spirituelle à ceux qui viennent à lui pendant ses pauses.

             Fondateur de Providences :

**** 1816: La Pieuse Union,  une association de demoiselles,  pour venir en aide aux petites filles laissées à elles-mêmes. De cette Pieuse Union est née une communauté: Les Religieuses de Jésus-Marie dont Claudine Thévenet est la fondatrice. Elle meurt le 3 février 1837. Elle est canonisée le 21 mars 1993 par le pape Jean-Paul II. Sa fête est fixée le 3 février.

**** En 1817, le père André ouvre la Providence de  St-Bruno pour les garçons. En 1820, l’institution s’appelle désormais Le Pieux Secours.

 

B/ Fondation de l’Institut des Frères du Sacré-Cœur

Le 30 septembre 1821, le Père André Coindre fonde l’Institut des Frères du Sacré-Cœur avec l’engagement de dix de ses disciples aux pieds de Notre Dame de Fourvière à Lyon.

Le Père André Coindre nous a fondé pour l’apostolat auprès de la jeunesse déshéritée. Son Institut se développe assez rapidement et s’étendra  sur plusieurs diocèses de France.

Organisation de son Institut :

Le Père Coindre donne à l’Institut une Règle et des statuts.

→ Il donne aussi un costume distinctif aux Frères.

→ Il se met à recruter de nouveaux sujets pour sa communauté.

→ En 1822, il fonde le noviciat à Monistrol et nomme le Frère Augustin comme maître.

→ Il ouvre des écoles: partout on   demande des Frères.                 

14 octobre 1824 ont lieu la première cérémonie de prise d’habit  et la première cérémonie de profession   dans l’Institut.

1er chapitre général. Le 14 octobre  1824, les Frères élisent:

     - Directeur général

     - Premier assistant

     - Deuxième assistant

     - Économe général

 Le Père  Coindre demeure  Supérieur général.   

b)  Un appel à d’autre mission : Le Père André Coindre à Blois

     Novembre 1825: L’évêque de Blois a besoin d’un prêtre  pour mettre à la direction de son  grand séminaire.

Le Père Coindre s’offre lui-même et est nommé aussi vicaire général du diocèse.

Le Père Coindre fait ses adieux  à ses deux communautés religieuses et à sa famille.

C’est avec peine que les Frères le voient partir  car Blois se trouve  loin de  Lyon

c)  Travail du Père André Coindre   à  Blois

Arrivé à Blois au début de février 1826, le Père André se met à la tâche sans tarder:

- Supérieur du grand séminaire.

- Prédicateur du Carême 1826  dans plusieurs paroisses.

- Travail comme vicaire général.

- Réfutation des erreurs et des attaques contre l’Église qui circulaient  à cette époque.

 

 

 

 

Décès du Père André Coindre

Sa tâche  est immense et lourde. Il s’y adonne sans se ménager. Ses forces s’épuisent rapidement.

Le Père André Coindre est décédé mardi le 30 mai 1826, cinq ans et huit mois exactement après la fondation de l’Institut.

Il n’avait que 39 ans.

 

Assumer aujourd’hui, en partenariat, le charisme d’André COINDRE

Réflexion préliminaire sur le charisme

Le charisme est un don particulier, spécifique, fait à un homme ou à une femme (un groupe d’hommes ou de femmes) pour le bien d’une société (la société en générale) ou d’une communauté (la communauté ecclésiale). Il s’agit d’un don qui en entraîne d’autres pour une cause donnée. Dans le cas qui nous concerne, c’est le don particulier fait au Père André Coindre pour le bien de l’Eglise de Lyon et de la société française. Ce don a entraîné des personnes jusqu’à ce que l’Eglise universelle et le monde entier deviennent bénéficiaires de ce don.

            Le charisme n’est pas la spiritualité. Le charisme est constitué principalement de la spiritualité, de la fraternité et de la mission. La spiritualité, c’est un ensemble de données cohérentes, explicitées, qui permettent à l’individu de vivre de Dieu et avec Dieu, d’aimer le prochain et de progresser dans la sainteté. Il y a souvent des écrits pour une spiritualité. Ainsi, on a :

la spiritualité du Carmel dont les écrits sont destinés à aider à faire l’expérience de Dieu dans l’oraison ;

la spiritualité ignatienne  dont la méthode de discernement pour aider à faire des choix dans la vie chrétienne s’appelle « les Exercices spirituels de saint Ignace » ;

la spiritualité de Charles de Foucauld dont l’expérience et les écrits sont destinés à inscrire le désert, l’oraison silencieuse et l’expérience de Nazareth au cœur des réalités les plus banales de la vie des hommes et des cités ;

la spiritualité franciscaine destinée à faire l’expérience d’être un petit dans la création, un  petit parmi les petits….

la spiritualité du Sacré-Cœur dont les écrits permettent de faire l’expérience du mystère de l’Amour divin pour l’humanité

 

 

Les trois dimensions du charisme

La spiritualité : forme particulière de la relation intime du fondateur et par la suite de ses disciples avec Dieu. Une forme qui colore toutes les relations que le fondateur ou ses disciples entretiennent avec les autres (monde extérieur), anime et motive leurs activités. La SPIRITUALITE DES FSC naît de la contemplation du côté ouvert de Jésus, expression sublime de l’amour plein de compassion, de tendresse et de miséricorde du Cœur de Dieu.

La fraternité : lieu de partage avec ses frères la grâce de suivre le Christ en essayant d’adopter un style de vie propre à l’Institut.

La mission : réponse aux besoins des contemporains, une réponse qui naît du désir de s’identifier au Christ qui n’est pas venu pour être servi, mais pour servir.

 

La formation des collaborateurs à notre charisme et mission

 

Un appel à vivre la communion dans le charisme d’André Coindre

Partout dans notre Institut, dans nos écoles et dans nos œuvres apostoliques, nous (Frères du Sacré-Cœur) partageons la responsabilité de la formation morale et religieuse des enfants et des jeunes avec des partenaires (collaborateurs) laïcs (Cf. RdV 157).

Le magistère nous le rappelle en ces termes : « Lorsqu’ils répondent à l’appel de l’Église de vivre en communion, les Frères et les partenaires laïcs enrichissent leur mission commune en développant par le fait même la complémentarité de leurs vocations respectives. L’Église invite tous les membres des Instituts de vie consacrée engagés dans le domaine de l’éducation à partager avec les laïcs le charisme de leur fondateur, de même que des aspects et des moments spécifiques de la spiritualité et de la mission de l’Institut » (cf. Eduquer ensemble, N°27)

De ce fait, nous comprenons qu’en offrant à nos partenaires laïcs (que vous êtes) un programme de formation sur le charisme d’éducation d’André Coindre (notre fondateur),  nous (les Frères du Sacré-Cœur) travaillons au renouvellement de nos écoles selon l’authentique esprit du fondateur et donnons forme à une vision éducative commune enracinée dans la tradition vivante de l’Institut. (RDV 156)

 

i. Pourquoi notre Institut privilégie-t-il la collaboration avec vous (comme partenaire)? Est-ce à cause de la pénurie des vocations dans l’Institut?

Je ne dirai pas que c’est à cause de la pénurie de vocations dans l’Institut qu’on voudrait à tout pris vous donner une formation au charisme de notre Institut. Au contraire, nous trouvons que ce partenariat est une expérience privilégiée de communion avec les laïcs.

 

Dans le document Eduquer ensemble, il est dit que les frères, fidèles aux directives de l’Eglise, doivent s’assurer que les programmes de formation dans l’esprit du charisme de l’Institut « sont pensés et réalisés également là où les vocations à la vie consacrée sont nombres » (Eduquer ensemble, N°29). Donc l’idée de la collaboration entre frères et laïcs n’est pas fonction de la pénurie des religieux frères dans nos écoles, mais plus de la vision de l’Eglise comme communion de fidèles qui engage frères et laïcs à se soutenir mutuellement afin que chacun, d’après sa propre vocation, vive l’expérience du charisme commun qui comprend l’engagement de service dans une mission unique.

C’est parce que la « communion » fait partie de l’identité la plus profonde de l’Eglise qu’elle nous engage, frères et collaborateurs, à avancer sur le chemin de la communion dans le charisme de notre père fondateur, le père André Coindre.

Il nous faut alors bien comprendre les termes comme : communion, charisme et les expressions « mission partagée », « partager le charisme »…. que l’Eglise emploie depuis des décenies.

  • Le mot « communion » vient de deux mots latins « Cum » et « munus ». les deux mis ensemble signifient « mettre en commun les dons propres ».
  • Le mot « charisme », dans les écrits pauliniens, signifie « don de l’Esprit », c’est-à-dire, un don gratuit que l’Esprit Saint fait à une personne pour le bien de la communauté.
  • « mission partagée »

                        L’expression « mission partagée » laisse entendre que c’est une tâche que l’on se partage tout simplement, même si la tâche qui nous concerne est l’éducation.

LIMITE DE LA MISSION PARTAGEE : la responsabilité de protagonistes (ceux qui partagent la mission) n’est pas interpellée par les appels provenant de la mission au-delà de l’œuvre éducative)

Or, les frères et leurs collaborateurs dans la mission, héritiers du Père André Coindre, n’exercent pas uniquement une simple tâche éducative ; à travers la tâche éducative, ils (frères et leurs collaborateurs) s’acquittent d’une mission qui trouve place dans un charisme.

CELA VEUT DIRE QUE la mission partagée authentique inclut le partage du charisme.

 

« partager le charisme » :

 

Tout simplement, le mot « partager » laisse croire que nous, religieux, nous sommes propriétaires du charisme et de la mission, ainsi qu’on ferait cadeau des miettes aux laïcs et aux personnes qui nous entourent.

Et bien, les charismes ne sont pas la propriété des instituts de vie religieuse, mais plutôt de l’Eglise communion et l’Esprit les distribue également aux laïcs et aux autres membres de l’Eglise.

            Le fait de « partager » peut se comprendre aussi comme un partage de certaines responsabilités à l’intérieur d’une œuvre apostolique sans que cela ne touche l’identité profonde qu’est le charisme. Il s’agirait d’un partage fonctionnel pour l’organisation pédagogique, administrative…

 

            Or, le charisme comprend les dimensions de :

                        la spiritualité-consécration ;

                        la vie fraternelle

                        et la mission.

 

PEUT-ON PRETENDRE PARTAGER LA MISSION SANS PARTAGER LES AUTRES DIMENSIONS ?

D’où l’impérieuse nécessité de VIVRE INTEGRALEMENT LA COMMUNION DANS LE CHARISME.

 

 

 

 

 

ii. Sur quoi porte la formation de nos collaborateurs (Le personnel enseignant de nos établissements éducatif)?

            Sur l’histoire fondatrice de notre Institut comme source inspiratrice dans la formation

            Sur la vie et les œuvres de notre second fondateur : le frère Polycarpe

            Sur les éléments essentiels du charisme

 

*** L’histoire fondatrice de notre institut

 

La transmission du charisme requiert que les traditions de l’Institut soient transmises à ceux et celles qui collaborent avec les Frères. La vie du Père Coindre, l’établissement du Pieux-Secours et les œuvres apostoliques des premiers Frères constituent «l’histoire fondatrice» de l’Institut qui doit être racontée de nouveau et célébrée dans chacune des écoles de la communauté. Ce qui fait essentiellement le charisme des Frères est compris dans l’histoire même de la fondation de l’Institut avec une signification durable pour les Frères et leurs partenaires laïcs, et cela à toute époque et en tout lieu.

 

 

Ce que fit le Père André COINDRE

Ce que nous faisons à la suite du Père André COINDRE

  • Le Père Coindre voulut venir en aide à des jeunes garçons qui se dévoyaient dans les prisons de Lyon et fonda le Pieux-Secours pour qu’ils échappent ainsi à l’ignorance et à la délinquance
  • Aujourd’hui les Frères et les partenaires laïques continuent cette même mission en s’occupant des enfants et des jeunes que menacent la pauvreté, l’incurie physique et émotive, l’absence d’adultes dévoués, l’abus, l’exploitation et la dépendance à la drogue.

 

  • André Coindre a recruté des laïcs généreux pour servir de bienfaiteurs et pour administrer l’œuvre du Pieux-Secours
  • Aujourd’hui, nous continuons de former des réseaux de laïcs qui assurent le support financier de nos écoles et qui prennent en charge les conseils d’administration de ces œuvres.
  • Le programme d’études du Pieux-Secours donnait de l’importance à la lecture, à l’arithmétique et à la compétence dans le tissage de la soie
  • Nous partageons la passion du Père Coindre en préparant les jeunes à la vie et en leur enseignant les connaissances nécessaires pour assurer leur réussite dans le monde.

 

  • En réponse au sécularisme militant de la France révolutionnaire, le Père Coindre a mis l’accent sur le rôle vital d’une éducation morale et religieuse.
  • L’exemple du Père André Coindre nous encourage à imprégner nos écoles de l’esprit de l’Évangile et à transmettre à nos élèves la connaissance et l’amour de la religion. (Préambule, RdV158)

 

Frappé par la pauvre qualité de l’éducation donnée dans les villes et les villages de France, le Père Coindre posa la question suivante au frère Borgia : «Devons-nous fonder un deuxième établissement; ce sera pour enseigner la lecture et l’écriture aux enfants?» La fondation de dix établissements montre bien l’importance que le Père André Coindre attachait à la profession d’enseignant et au droit pour tout enfant de recevoir une instruction dispensée par une personne qualifiée et compétente. (RdV151)

 

 

*** La vie et les œuvres du frère Polycarpe

 

L’histoire originale et audacieuse des Frères du Sacré-Cœur comprend aussi la vie et l’œuvre du frère Polycarpe, notre second fondateur.

 

Le frère Polycarpe a été le premier à envoyer des missionnaires outremer. Lui-même avait donné son nom pour se rendre œuvrer aux États-Unis. Les premiers frères arrivés aux États-Unis sont demeurés des modèles de disponibilité, d’adaptation, de consentement à laisser derrière eux par amour de la mission ce qui était familier et rassurant.

 

La vision missionnaire du frère Polycarpe engage chacune des communautés éducatives à s’ouvrir aux besoins de la société et même à ceux du monde en général.

 

Le soutien qu’a continuellement manifesté le frère Polycarpe à l’endroit des Frères de l’Amérique est à même d’inspirer les équipes de Frères et de partenaires laïques à entretenir des liens étroits avec les autres écoles de l’Institut. Les écoles tenues dans des endroits plus favorisés économiquement viennent en aide, par des gestes concrets de solidarité, aux œuvres apostoliques des pays en voie de développement.

 

La Règle du frère Polycarpe interdit rigoureusement de recourir aux châtiments corporels et à des procédés d’humiliation des enfants. Sa Règle guide les Frères et les partenaires laïques à utiliser dans la classe des méthodes de discipline qui sont conciliables avec les principes de douceur et de charité chrétiennes.

 

Pour que le charisme soit efficacement transmis, il faut créer des occasions où les Frères et les partenaires laïcs pourront partager des récits personnels où sont communiqués leurs propres relations avec les jeunes. Le partage d’expériences dans un climat de confiance leur permet de voir leur propre ministère dans une ligne de continuité avec la mission du Fondateur qui consiste à venir en aide à des jeunes déboussolés et abandonnés.

 

 

*** Les éléments essentiels de notre charisme

 

La formation au charisme d’éducation d’André Coindre comprend les éléments que les Frères jugent essentiels pour être dans la tradition du Fondateur :

La spiritualité au Cœur du Christ qui est faite de bonté, de respect et de compassion.

L’intégration de la vie et de la foi

La formation de toute la personne dans ses aspects intellectuel, physique, moral et spirituel

Une pédagogie de la confiance qui croit en la capacité de la personne d’apprendre et de croître

L’esprit communautaire

Une préoccupation spéciale pour les pauvres et pour les laissés-pour-compte

La disponibilité

La mise sur pied d’un environnement ordonné et structuré qui permet à l’apprentissage et à la croissance personnelle de prendre de l’ampleur et de s’épanouir.

 

Comment vivre d’authentiques partenariats

Partout où nous sommes, l’institut nous (Frères) invite à honorer,

stimuler les laïcs avec lesquels nous travaillons; les considérer comme d’authentiques partenaires, leur dire qu’ils portent déjà avec eux quelque chose du charisme du Père Coindre, de reconnaître ce que les laïcs apportent de spécifique : couple, famille, enfants

Notre Institut, comme tous les Instituts apostoliques, mène une

réflexion sur la collaboration : C’est-à-dire, réfléchir en congrégation (et avec vous) sur la question de savoir si le partenariat avec vous (les laïcs) peut devenir un partage formel (associés) ou informel (collaborateurs) de la mission et du charisme.

Il nous est demandé de vous aider à comprendre que vous êtes

plusieurs, donc vous proposer, si possible et si nécessaire, des rencontres communes, des formations.

Donc, la formation de partenaires laïcs au charisme de fondation est réalisée par le recours à divers moyens adaptés à la situation particulière de chacune de nos œuvres apostoliques :

  • Des sessions pour les partenaires laïcs nouvellement embauchés afin de leur présenter les particularités du charisme de fondation du Père Coindre et des Frères du Sacré-Cœur
  • Des programmes de formation continue où les éducateurs et les éducatrices d’expérience diverse, tant laïques que religieuse, aident aux nouveaux arrivés à comprendre et à s’approprier les valeurs du charisme des Frères

 

  • Le recours à des prières qui expriment la spiritualité apostolique de l’Institut pour commencer les réunions du personnel ou des activités de l’école
  • L’emploi, lors de la tenue de réunions du personnel ou d’ateliers, de textes puisés dans la tradition de l’Institut, par exemple les premiers écrits d’André Coindre ou encore les plus récentes circulaires du supérieur général
  • Des énoncés de mission qui formulent la dimension apostolique de l’œuvre dans son propre contexte social et culturel en s’inspirant du charisme du Père André Coindre
  • L’utilisation de ressources matérielles qui expriment la spiritualité apostolique des Frères dans l’aménagement des lieux telles que le blason de l’Institut, les images du Sacré-Cœur, les saints patrons de l’Institut et les œuvres d’art qui évoquent la vie et le ministère du Père André Coindre et du frère Polycarpe
  • Des réunions qui favorisent la rencontre des Frères et des partenaires laïcs de plusieurs écoles; cela renforce le sens d’une mission commune et propage un esprit de solidarité entre la province communautaire et l’Institut
  • Des visites fraternelles d’autres écoles organisées pour les Frères et les partenaires laïcs ou des visites d’autres secteurs de l’Institut qui aident à jeter un regard nouveau sur le charisme tel qu’il est intégré dans différentes communautés éducatives et dans d’autres cultures.
  • Un pèlerinage à Lyon, où des sessions de formation au Centre international André Coindre (CIAC) étaient mises sur pied, a été une façon privilégiée pour de nombreux partenaires de faire l’expérience de l’histoire de la fondation de l’Institut.

 

Formation d’un leadership laïc ( Coindre Leadership)

 

Dans l’intérêt de sa mission, notre Institut a la responsabilité de former de futurs leaders à l’esprit du charisme parmi des partenaires laïcs les plus dévoués. Nous pouvons identifier de futurs leaders à partir des signes suivants :

 

la compétence professionnelle

des relations cordiales, pleines de maturité, avec les collègues et avec les jeunes

une connaissance de base de l’Écriture Sainte et des traditions de l’Église catholique

une ouverture fondamentale à la croissance et au développement personnel

une manifestation de signes de spiritualité personnelle

une affinité avec la spiritualité particulière de l’Institut

une identification à la mission de l’Institut

un désir de partager sa propre expérience, ses connaissances et ses valeurs qui permettent de contribuer à la formation d’autres personnes.

 

La formation de futurs leaders laïcs s’accomplit, selon la situation locale, soit par un cheminement simplement informel, soit par des programmes bien organisés de lecture et d’accompagnement personnel.

 

 

Conclusion

Le modèle de communion situe et les frères et leurs collaborateurs dans un système de relations qui affirme l’égale dignité et la coresponsabilité de tous dans la même mission éducative.

Grâce à la communion, chaque personne qui s’intègre dans une communauté éducative (comme la communauté éducative de l’ISCA par exemple) doit participer à l’identité collective qui lui est propre. Il ne s’agit donc pas d’un système de relations abstrait, ni simplement d’un milieu affectueux. L’intégration dans une communauté éducative suppose de la personne la capacité de dire « nous », à partir d’une attitude de solidarité et du sentiment d’appartenance à la communauté éducative.

Vous êtes tous et toutes professeurs de l’ISCA, qu’est-ce qui montre votre appartenance à la famille éducative de l’ISCA ?

Votre implication dans les différentes organisations des festivités marquant le 50 tenaire de l’ISCA montrera votre réelle appartenance à cette famille….

Votre intégration dans la famille éducative de l’ISCA suppose aussi la perception « narrative » de cette famille, c’est-à-dire qu’en s’intégrant à l’ISCA, chacun de vous a découvert qu’il s’intègre également dans une histoire, ou mieux encore, dans une narration qui a une trame qui unit les événements et les dirige dans une direction bien déterminée ( La célébration des 50 ans de l’ISCA est un exemple papable qui montre que votre Institution a une histoire vivante, un itinéraire qui continue à se dérouler dans la fidélité créatrice au charisme de notre fondateur André Coindre.)

Dans ce système de relations, des vocations distinctes s’engagent au service de la même mission vue que celle-ci est inhérente au charisme. Donc la communion dans le charisme est communion dans la spiritualité et dans la vie fraternelle au service de la mission commune

            Enfin, nous devons prendre conscience que le chemin vers la communion dans le charisme suppose des étapes à franchir. Entre autres étapes, nous avons :

 

 

  • Premier temps : dans nos œuvres apostoliques, les laïcs sont admis comme de simples fonctionnaires. Les frères détiennent tous les postes de responsabilité.    
  • Deuxième temps : Les frères confient aux laïcs des responsabilités d’une certaine importance comme c’est le cas pour les préfets des études, les directeurs adjoints… Les laïcs reçoivent une certaine formation dans l’esprit de l’institut, prennent une part active dans la marche de l’établissement et jouissent d’une plus grande reconnaissance. Les frères, toutefois, restent au centre de tout et continuent à assumer les plus grandes responsabilités comme c’est le cas pour la direction, l’administration financière et l’animation pastorale.
  • Troisième temps : Les laïcs assument les responsabilités principales de manière très professionnelle même si l’on ne peut pas encore dire qu’ils vivent le charisme du fondateur au service de la mission. Certains frères continuent de veiller sur l’œuvre apostolique comme les gardiens du charisme en question.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                

 

Par Frère Serges TOUPIN,

3è Conseiller du Supérieur Général des Frères du Sacré-Cœur,

Formation donnée à l’Isca en janvier 2013, au personnel.

 

 

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Publié dans Formation

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<br /> Cette formation est la bienvenue. Aujourd'hui, les Partenaires, c'est-à-dire le personnel veut s'abreuver à la source de notre charisme. Actuellement, la Communauté des Frères de la Province<br /> d'Afrique de l'Ouest : AFO, est à pied d'oeuvre pour organiser une formation à l'endroit des partenaires Laïcs, <br />
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